1. Définir précisément son activité
Avant de se lancer, il est essentiel de savoir ce que l’on souhaite vendre et dans quel cadre. En France, la vente de voyages et de séjours nécessite une immatriculation auprès d’Atout France, ainsi qu’une assurance responsabilité civile professionnelle et une garantie financière.
« Des investissements importants », souligne Jean-Charles Franchomme, cofondateur du Collectif de Défense des Métiers du Voyage (CDMV).
Des solutions existent pour les professionnels qui ne souhaitent pas créer leur propre agence, notamment l’apport d’affaires ou le travel design, exercés en partenariat avec une agence immatriculée.
« Pour exercer comme travel planner, il faut rester dans la légalité », rappelle Jean-Charles Franchomme. Il conseille notamment de « ne pas faire d’avant-vente, d’accompagnement pendant le voyage ou d’après-vente ». Le professionnel ne doit pas non plus utiliser de liens affiliés ni conclure directement de contrats avec des réceptifs.
Le terme travel planner ne correspond d’ailleurs pas à un statut juridique précis. « Travel Planner est une marque déposée par le réseau Havas. Ce n’est donc pas un métier qui vient d’être inventé. C’est simplement une appellation devenue très tendance », précise-t-il.
« Des investissements importants », souligne Jean-Charles Franchomme, cofondateur du Collectif de Défense des Métiers du Voyage (CDMV).
Des solutions existent pour les professionnels qui ne souhaitent pas créer leur propre agence, notamment l’apport d’affaires ou le travel design, exercés en partenariat avec une agence immatriculée.
« Pour exercer comme travel planner, il faut rester dans la légalité », rappelle Jean-Charles Franchomme. Il conseille notamment de « ne pas faire d’avant-vente, d’accompagnement pendant le voyage ou d’après-vente ». Le professionnel ne doit pas non plus utiliser de liens affiliés ni conclure directement de contrats avec des réceptifs.
Le terme travel planner ne correspond d’ailleurs pas à un statut juridique précis. « Travel Planner est une marque déposée par le réseau Havas. Ce n’est donc pas un métier qui vient d’être inventé. C’est simplement une appellation devenue très tendance », précise-t-il.
2. Choisir le statut d’apporteur d’affaires
« Pour être dans le cadre de l’apporteur d’affaires, il faut trois conditions , explique Guillaume Beurdeley, secrétaire général adjoint des Entreprises du Voyage. Le contrat doit être conclu directement entre l’agence immatriculée et le client. Les fonds doivent être versés à l’agence et non à l’apporteur. Enfin, ce dernier ne doit pas se présenter comme le vendeur du voyage. »
L’apporteur peut ensuite être rémunéré par l’agence, selon les modalités prévues dans leur accord. Il ne doit pas encaisser le prix du voyage pour ensuite reverser les fonds.
3. S’appuyer sur une agence ou un collectif
Les collectifs proposent une autre solution. Mannon Philippé, agent de voyages freelance et membre de My Way, a choisi ce modèle après une formation dans le tourisme. « My Way fournit un cadre légal et des outils pour vendre des voyages dans des conditions conformes à la réglementation », explique-t-elle.
Chaque membre peut développer sa propre identité , avec un logo, une marque et une présence sur les réseaux sociaux. Le client reste toutefois informé du cadre dans lequel le voyage est vendu. « Le contrat est établi entre le client et My Way, et les paiements sont directement versés à la structure », précise-t-elle.
Le collectif apporte aussi des outils, un accompagnement et une communauté. « Les membres peuvent échanger sur leurs pratiques et s’entraider, notamment lorsqu’ils débutent ou arrivent d’un autre secteur professionnel », explique Mannon Philippé, qui se charge de cet accompagnement au sein du collectif.
Chaque membre peut développer sa propre identité , avec un logo, une marque et une présence sur les réseaux sociaux. Le client reste toutefois informé du cadre dans lequel le voyage est vendu. « Le contrat est établi entre le client et My Way, et les paiements sont directement versés à la structure », précise-t-elle.
Le collectif apporte aussi des outils, un accompagnement et une communauté. « Les membres peuvent échanger sur leurs pratiques et s’entraider, notamment lorsqu’ils débutent ou arrivent d’un autre secteur professionnel », explique Mannon Philippé, qui se charge de cet accompagnement au sein du collectif.
4. Distinguer apporteur et travel designer
Le rôle du travel designer est plus large que celui de l’apporteur d’affaires. Chez Voyage Couture, Barbara Roussel fait appel à six d'entre eux et distingue les deux fonctions.
« L’apporteur d’affaires nous présente le client, nous transmet son brief et, ensuite, nous gérons tout le voyage », explique-t-elle. Dans ce modèle, la rémunération représente environ 30 % de la marge.
Le travel designer, lui, accompagne le client tout au long de la vente. « Il va gérer la vente, créer le voyage, échanger avec le client et préparer le formulaire d’inscription », détaille Barbara Roussel. L’agence conserve la gestion administrative, les paiements et les réservations. La rémunération du travel designer représente généralement 50 à 60 % de la marge.
« Le travel designer et le travel planner, c’est à peu près la même chose. La différence, c’est qu’ils travaillent dans le cadre légal d’une agence », précise-t-elle.
Un contrat est établi avec chaque travel designer. Il précise notamment les règles de fonctionnement, les fournisseurs autorisés, la propriété des clients et les modalités de paiement. Barbara Roussel insiste sur la nécessité de travailler avec des fournisseurs fiables et de respecter la responsabilité civile professionnelle de l’agence. « Aucun fournisseur ne peut être utilisé sans mon accord », indique-t-elle, après avoir rencontré une difficulté avec un prestataire.
« L’apporteur d’affaires nous présente le client, nous transmet son brief et, ensuite, nous gérons tout le voyage », explique-t-elle. Dans ce modèle, la rémunération représente environ 30 % de la marge.
Le travel designer, lui, accompagne le client tout au long de la vente. « Il va gérer la vente, créer le voyage, échanger avec le client et préparer le formulaire d’inscription », détaille Barbara Roussel. L’agence conserve la gestion administrative, les paiements et les réservations. La rémunération du travel designer représente généralement 50 à 60 % de la marge.
« Le travel designer et le travel planner, c’est à peu près la même chose. La différence, c’est qu’ils travaillent dans le cadre légal d’une agence », précise-t-elle.
Un contrat est établi avec chaque travel designer. Il précise notamment les règles de fonctionnement, les fournisseurs autorisés, la propriété des clients et les modalités de paiement. Barbara Roussel insiste sur la nécessité de travailler avec des fournisseurs fiables et de respecter la responsabilité civile professionnelle de l’agence. « Aucun fournisseur ne peut être utilisé sans mon accord », indique-t-elle, après avoir rencontré une difficulté avec un prestataire.
5. Informer clairement le client
Quel que soit le modèle choisi, le client doit savoir avec quelle agence il contracte. Le professionnel peut développer son propre univers commercial, mais il doit expliquer son rattachement à l’agence ou au collectif.
« Il faut que le client sache avec qui il contracte et à qui il verse son argent », insiste Guillaume Beurdeley. L’identité de l’opérateur doit être clairement communiquée, y compris lorsque l’apporteur utilise son propre nom ou sa propre marque.
Chez Voyage Couture, le client reçoit une facture de l’agence et bénéficie de sa garantie financière. « Le client est toujours facturé par Voyage Couture », confirme Barbara Roussel.
L’apporteur d’affaires ne doit donc pas encaisser le prix du voyage pour ensuite reverser les fonds à l’agence. Il ne peut pas non plus prélever directement sa commission sur le paiement du client.
« Il faut que le client sache avec qui il contracte et à qui il verse son argent », insiste Guillaume Beurdeley. L’identité de l’opérateur doit être clairement communiquée, y compris lorsque l’apporteur utilise son propre nom ou sa propre marque.
Chez Voyage Couture, le client reçoit une facture de l’agence et bénéficie de sa garantie financière. « Le client est toujours facturé par Voyage Couture », confirme Barbara Roussel.
L’apporteur d’affaires ne doit donc pas encaisser le prix du voyage pour ensuite reverser les fonds à l’agence. Il ne peut pas non plus prélever directement sa commission sur le paiement du client.
6. Éviter une relation assimilable à un emploi salarié
Le fonctionnement entre l’agence et le freelance doit également être clairement défini. L’activité d’apporteur d’affaires doit être exercée en complément d’une autre activité pour ne pas se retrouver dans une relation qui pourrait être requalifiée en contrat de travail.
Guillaume Beurdeley met en garde contre les organisations dans lesquelles le freelance serait soumis à des contraintes trop proches de celles d’un salarié. Le cadre contractuel doit correspondre à la réalité de la relation commerciale.
Guillaume Beurdeley met en garde contre les organisations dans lesquelles le freelance serait soumis à des contraintes trop proches de celles d’un salarié. Le cadre contractuel doit correspondre à la réalité de la relation commerciale.
7. Démarrer progressivement
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Le travail en freelance offre davantage de liberté, mais il demande une organisation rigoureuse. « Les clients peuvent solliciter leur conseiller en soirée ou le week-end. Les matinées sont souvent consacrées aux tâches administratives, aux recherches et à la préparation des dossiers », explique Mannon Philippé, qui recommande de réfléchir en amont à son organisation et à ses sources de revenus.
« Il faut avoir conscience que les revenus ne sont pas immédiats. Il faut du temps pour développer sa clientèle », rappelle-t-elle.
De son côté, Barbara Roussel conseille aux débutants de commencer progressivement. « Il faut d’abord se sécuriser », estime-t-elle. Rejoindre un collectif ou travailler avec une agence permet de tester son marché avant d’envisager une immatriculation individuelle.
Une manière de développer son activité tout en respectant le cadre réglementaire.
« Il faut avoir conscience que les revenus ne sont pas immédiats. Il faut du temps pour développer sa clientèle », rappelle-t-elle.
De son côté, Barbara Roussel conseille aux débutants de commencer progressivement. « Il faut d’abord se sécuriser », estime-t-elle. Rejoindre un collectif ou travailler avec une agence permet de tester son marché avant d’envisager une immatriculation individuelle.
Une manière de développer son activité tout en respectant le cadre réglementaire.
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