Comme chaque année, l’IFTM est le moment où le ministre du Tourisme dévoile l’excellent bilan de l’été.
L’édition 2026 n’a pas dérogé à la règle.
Serge Papin mettait en avant la bonne tenue de la clientèle étrangère, qui a généré des recettes à hauteur de 49,5 milliards d’euros entre janvier et fin juillet 2026, soit +3,7 % par rapport à 2025.
S’en est suivie toute une liste de marchés émetteurs en pleine croissance. Mais le flou persiste sur les Français, car les indicateurs ne seraient pas bons et plutôt orientés à la baisse, selon nos informations.
Parmi les statistiques dévoilées : le taux de départ des Français en France au cœur de l'été, en juillet - août recule de 5 points à 59%, et 84 % des Français partis en vacances l’ont fait en France.
"Nous avons 60 % des Français qui partent en vacances chaque année. Ce taux est le même depuis des décennies. Et les 40 % de Français qui ne partent pas, c’est un chiffre redoutablement stable.
Par le passé, la SOFRES faisait des enquêtes assez précieuses sur les sujets touristiques, sauf que cette thématique est quasiment aujourd’hui à l’abandon.
Puis tous les sondages sont désormais faits en ligne, sauf un irréductible : Guy Raffour. Son cabinet et ses 16 enquêteurs font un travail de bénédictins. Ils ont d’ailleurs, pour la première fois, réalisé un éclairage sur ces Français qui ne partent pas en vacances", explique Jean-Michel Blanc, l’ancien directeur vacances de la Caisse centrale d’activités sociales.
L’édition 2026 n’a pas dérogé à la règle.
Serge Papin mettait en avant la bonne tenue de la clientèle étrangère, qui a généré des recettes à hauteur de 49,5 milliards d’euros entre janvier et fin juillet 2026, soit +3,7 % par rapport à 2025.
S’en est suivie toute une liste de marchés émetteurs en pleine croissance. Mais le flou persiste sur les Français, car les indicateurs ne seraient pas bons et plutôt orientés à la baisse, selon nos informations.
Parmi les statistiques dévoilées : le taux de départ des Français en France au cœur de l'été, en juillet - août recule de 5 points à 59%, et 84 % des Français partis en vacances l’ont fait en France.
"Nous avons 60 % des Français qui partent en vacances chaque année. Ce taux est le même depuis des décennies. Et les 40 % de Français qui ne partent pas, c’est un chiffre redoutablement stable.
Par le passé, la SOFRES faisait des enquêtes assez précieuses sur les sujets touristiques, sauf que cette thématique est quasiment aujourd’hui à l’abandon.
Puis tous les sondages sont désormais faits en ligne, sauf un irréductible : Guy Raffour. Son cabinet et ses 16 enquêteurs font un travail de bénédictins. Ils ont d’ailleurs, pour la première fois, réalisé un éclairage sur ces Français qui ne partent pas en vacances", explique Jean-Michel Blanc, l’ancien directeur vacances de la Caisse centrale d’activités sociales.
22 millions de Français ne sont pas partis en vacances
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Pour détailler le portrait-robot des non-partants français, mais aussi les raisons de cette situation, Guy Raffour, directeur de Raffour Interactif s’appuie donc sur des humains qui passent des appels téléphoniques.
Et qu’est-ce que cela change par rapport à des cases à cocher sur un site Internet ?
"Les 16 enquêteurs appellent au téléphone et compilent 400 heures d’entretien.
Cette méthodologie change beaucoup de choses notamment quand vous vous attardez sur les non-partants, car les caractéristiques qui font qu’ils ne partent pas sont aussi celles qui font qu’ils ne se retrouvent pas dans les panels en ligne.
Ils sont plus éloignés d’Internet, des outils technologiques, des grandes villes et sont aussi moins mobiles", nous détaille Guy Raffour.
Ce sont aussi des personnes qu’il faut mettre en confiance, afin qu’elles se livrent sur les raisons qui font qu’elles ne partent pas en vacances. Elles ont le sentiment d'être à la marge, d'autant plus en raison de la pression sociale mise sur les vacances.
A lire : Tourisme en France : un été 2026 contrasté entre clientèle internationale et arbitrages des Français
L’entretien téléphonique revêt donc un intérêt tout particulier.
"C’est un sujet central, car partir en vacances est devenu un indispensable.
Ainsi, en 2025, 61 % des Français de 15 ans et plus de métropole sont partis en vacances. Ceux qui sont partis en longs séjours non marchands représentent 37 %. Les longs séjours marchands ont représenté 41 %.
À ce total, il convient de retrancher 17 %, car ce sont ceux qui font les deux types de séjour. Nous reprenons la définition de l’OMT des vacances, c’est-à-dire quatre nuits consécutives hors du domicile habituel.
On exclut, de fait, les déplacements pour les concerts, festivals ou événements, sauf s’ils ont donné lieu à une extension avant ou après.
En 2025, il y avait 39 % de non-partants. Cela représente 22 millions de Français. Les causes sont très variées", analyse Guy Raffour.
Et qu’est-ce que cela change par rapport à des cases à cocher sur un site Internet ?
"Les 16 enquêteurs appellent au téléphone et compilent 400 heures d’entretien.
Cette méthodologie change beaucoup de choses notamment quand vous vous attardez sur les non-partants, car les caractéristiques qui font qu’ils ne partent pas sont aussi celles qui font qu’ils ne se retrouvent pas dans les panels en ligne.
Ils sont plus éloignés d’Internet, des outils technologiques, des grandes villes et sont aussi moins mobiles", nous détaille Guy Raffour.
Ce sont aussi des personnes qu’il faut mettre en confiance, afin qu’elles se livrent sur les raisons qui font qu’elles ne partent pas en vacances. Elles ont le sentiment d'être à la marge, d'autant plus en raison de la pression sociale mise sur les vacances.
A lire : Tourisme en France : un été 2026 contrasté entre clientèle internationale et arbitrages des Français
L’entretien téléphonique revêt donc un intérêt tout particulier.
"C’est un sujet central, car partir en vacances est devenu un indispensable.
Ainsi, en 2025, 61 % des Français de 15 ans et plus de métropole sont partis en vacances. Ceux qui sont partis en longs séjours non marchands représentent 37 %. Les longs séjours marchands ont représenté 41 %.
À ce total, il convient de retrancher 17 %, car ce sont ceux qui font les deux types de séjour. Nous reprenons la définition de l’OMT des vacances, c’est-à-dire quatre nuits consécutives hors du domicile habituel.
On exclut, de fait, les déplacements pour les concerts, festivals ou événements, sauf s’ils ont donné lieu à une extension avant ou après.
En 2025, il y avait 39 % de non-partants. Cela représente 22 millions de Français. Les causes sont très variées", analyse Guy Raffour.
Non-partants : principalement des personnes âgées et habitants des petites villes
Attardons-nous maintenant sur le portrait-robot des non-partants.
Toujours selon le baromètre, le revenu moyen mensuel d’un foyer, avant impôt, était de 3 750 euros pour ceux qui sont partis, contre 2 315 euros pour un foyer qui n’est pas parti.
La différence est donc de 1 445 euros.
"Deuxième caractéristique importante, il y a 11 ans de différence d’âge entre les non-partants et ceux qui partent, ces derniers étant plus jeunes.
Si les 25-50 ans ont le plus haut taux de départ, les 65 ans et plus ont, eux, le plus haut taux de non-départ, avec 60 %, devant les 15-24 ans et les 50-64 ans, avec 35 % chacun.
Par ailleurs, plus le foyer est composé de personnes, plus le taux de départ est important", nous révèle Guy Raffour.
Il existe aussi une corrélation importante entre la taille de l’agglomération et le taux de non-départ de ses habitants. Plus la commune est rurale, moins les gens partent en vacances.
Dans les communes de moins de 2 000 habitants, le taux de non-départ est de 49 %. Il est aussi de 46 % pour les villes entre 2 000 et 20 000 habitants, contre 28 % pour l’agglomération parisienne.
"Les régions qui ont les taux de départ les plus élevés sont celles du bassin parisien, devant le Sud et la Méditerranée, puis l’Ouest et le Sud-Ouest. C’est dans l’Est de la France qu’il y a le plus fort taux de non-départ.
Vous voyez les disparités énormes entre ceux qui partent et ceux qui ne partent pas.
Ce n’est pas tout, car le taux de non-départ est plus élevé chez les femmes, à 41 %, que chez les hommes, à 36 %. Cela s’explique par les familles monoparentales."
Toujours selon le baromètre, le revenu moyen mensuel d’un foyer, avant impôt, était de 3 750 euros pour ceux qui sont partis, contre 2 315 euros pour un foyer qui n’est pas parti.
La différence est donc de 1 445 euros.
"Deuxième caractéristique importante, il y a 11 ans de différence d’âge entre les non-partants et ceux qui partent, ces derniers étant plus jeunes.
Si les 25-50 ans ont le plus haut taux de départ, les 65 ans et plus ont, eux, le plus haut taux de non-départ, avec 60 %, devant les 15-24 ans et les 50-64 ans, avec 35 % chacun.
Par ailleurs, plus le foyer est composé de personnes, plus le taux de départ est important", nous révèle Guy Raffour.
Il existe aussi une corrélation importante entre la taille de l’agglomération et le taux de non-départ de ses habitants. Plus la commune est rurale, moins les gens partent en vacances.
Dans les communes de moins de 2 000 habitants, le taux de non-départ est de 49 %. Il est aussi de 46 % pour les villes entre 2 000 et 20 000 habitants, contre 28 % pour l’agglomération parisienne.
"Les régions qui ont les taux de départ les plus élevés sont celles du bassin parisien, devant le Sud et la Méditerranée, puis l’Ouest et le Sud-Ouest. C’est dans l’Est de la France qu’il y a le plus fort taux de non-départ.
Vous voyez les disparités énormes entre ceux qui partent et ceux qui ne partent pas.
Ce n’est pas tout, car le taux de non-départ est plus élevé chez les femmes, à 41 %, que chez les hommes, à 36 %. Cela s’explique par les familles monoparentales."
Un déterminisme social : "les ouvriers partent nettement moins que les employés"
Concernant les catégories socioprofessionnelles, quelques surprises sont à noter.
Contrairement à ce que nous pourrions imaginer, le taux de non-départ est le plus élevé chez les retraités, à 58 %. Suivent les ouvriers, à 44 %, les agriculteurs, à 41 %, les employés, à 36 %, puis les commerçants, à 35 %.
Le taux de départ en vacances est de 81 % pour les professions intermédiaires.
"La première grande raison du fait que les personnes interrogées ne sont pas parties en vacances, c’est tout simplement un revenu insuffisant, la priorité est donc donnée aux charges contraintes. Puis, en raison de l’instabilité internationale et du contexte national, les Français préfèrent épargner.
Il y a aussi une difficulté à repérer les aides au départ. Elles existent, mais une partie de la population n’arrive pas à y accéder. Il faut que les organismes sociaux parlent des vacances", explique Guy Raffour.
De plus, avec la montée en gamme de l’industrie touristique française, certaines personnes interrogées ont expliqué qu’il y avait un manque d’offres d’entrée de gamme.
Il existe bien sûr aussi des contraintes professionnelles, notamment pour les personnes en recherche d’emploi, celles qui changent d’employeur, mais aussi les salariés précaires.
À cela s’ajoutent toutes les personnes qui ont du mal à se faire remplacer, comme les agriculteurs, les médecins, les pompiers, etc. Il existe aussi un déterminisme social qui bloque le départ en vacances.
"Quand on n’a pas eu la capacité à partir dans sa famille ou avec ses amis, cela entraîne une reproduction sociale, comme le disait Bourdieu.
Et cela est vrai à tel point que, si les salaires entre les ouvriers et les employés sont quasiment équivalents, les ouvriers partent nettement moins que les employés.
Il y a beaucoup de gens qui nous ont dit qu’ils ne savent pas préparer et organiser leurs vacances. L’illectronisme est aussi un point important à combattre.
Pour finir, le vieillissement de la population, qui ne devrait pas s’arranger, entraîne des problèmes de santé et de solitude", conclut Guy Raffour.
Il n’y a donc pas une seule explication et les leviers sont nombreux pour parvenir à une plus grande justice sociale, reste à vouloir les actionner.
Contrairement à ce que nous pourrions imaginer, le taux de non-départ est le plus élevé chez les retraités, à 58 %. Suivent les ouvriers, à 44 %, les agriculteurs, à 41 %, les employés, à 36 %, puis les commerçants, à 35 %.
Le taux de départ en vacances est de 81 % pour les professions intermédiaires.
"La première grande raison du fait que les personnes interrogées ne sont pas parties en vacances, c’est tout simplement un revenu insuffisant, la priorité est donc donnée aux charges contraintes. Puis, en raison de l’instabilité internationale et du contexte national, les Français préfèrent épargner.
Il y a aussi une difficulté à repérer les aides au départ. Elles existent, mais une partie de la population n’arrive pas à y accéder. Il faut que les organismes sociaux parlent des vacances", explique Guy Raffour.
De plus, avec la montée en gamme de l’industrie touristique française, certaines personnes interrogées ont expliqué qu’il y avait un manque d’offres d’entrée de gamme.
Il existe bien sûr aussi des contraintes professionnelles, notamment pour les personnes en recherche d’emploi, celles qui changent d’employeur, mais aussi les salariés précaires.
À cela s’ajoutent toutes les personnes qui ont du mal à se faire remplacer, comme les agriculteurs, les médecins, les pompiers, etc. Il existe aussi un déterminisme social qui bloque le départ en vacances.
"Quand on n’a pas eu la capacité à partir dans sa famille ou avec ses amis, cela entraîne une reproduction sociale, comme le disait Bourdieu.
Et cela est vrai à tel point que, si les salaires entre les ouvriers et les employés sont quasiment équivalents, les ouvriers partent nettement moins que les employés.
Il y a beaucoup de gens qui nous ont dit qu’ils ne savent pas préparer et organiser leurs vacances. L’illectronisme est aussi un point important à combattre.
Pour finir, le vieillissement de la population, qui ne devrait pas s’arranger, entraîne des problèmes de santé et de solitude", conclut Guy Raffour.
Il n’y a donc pas une seule explication et les leviers sont nombreux pour parvenir à une plus grande justice sociale, reste à vouloir les actionner.
Vacancs : infographie entièremnt interactive sur les non-partants en France
Source : Baromètre 2026 Raffour Interactif « Courts séjours, vacances, e-tourisme », 1 000 interviews téléphoniques, méthode des quotas. Vacances : au moins un séjour de loisir de 4 nuits et plus. Revenus, écart d'âge, sexe, agglomération parisienne et taille du foyer : Guy Raffour à TourMaG.com (22 septembre 2026).







Publié par Romain Pommier 














