« Participer à l’IFTM est indispensable pour rencontrer de nouveaux partenaires et rappeler que la France est aussi un marché à travailler », estime Patricia Linot, présidente de France DMC Alliance.@ Alexandre Lescure
En 2026, les réceptifs français ont dû composer avec des situations très différentes selon les territoires et les clientèles.
Dans le Jura, Emmanuel Robert, directeur commercial de Doubs Jura Voyages – Bourgogne Emotions et du complexe hôtelier Le Lac, fait état d’une saison particulièrement dynamique.
« Nous avons été complets de début mai à fin octobre », explique-t-il. Situé entre 900 et 1 200 mètres d’altitude, le territoire a bénéficié du report de visiteurs confrontés aux fortes chaleurs ou aux incendies dans d’autres régions. Les lacs et les forêts jurassiennes ont attiré une clientèle importante, principalement francophone. « Nous sommes habituellement sur 80 % de Français et 20 % d’étrangers, dont 90 % de Suisses, Belges et Allemands. »
Dans les Hautes-Alpes, Sandrine Eyraud-Massot, dirigeante de Déesse Voyages, observe également une progression de son activité réceptive, notamment grâce à de nouveaux marchés. Son agence, qui travaille sur un vaste territoire allant de Nice à Perpignan et jusqu’aux Alpes, accueille des groupes et des mini-groupes au printemps et à l’automne.
« Nous avons de plus en plus de demandes en provenance des États-Unis, du Royaume-Uni, d’Espagne et d’Italie », indique-t-elle. La professionnelle relève aussi un changement dans la manière dont les clients découvrent l’agence. « Certains nous disent nous avoir trouvés grâce à ChatGPT. » Un phénomène qui l’incite à travailler davantage son référencement, les avis clients et les liens externes.
Dans le Jura, Emmanuel Robert, directeur commercial de Doubs Jura Voyages – Bourgogne Emotions et du complexe hôtelier Le Lac, fait état d’une saison particulièrement dynamique.
« Nous avons été complets de début mai à fin octobre », explique-t-il. Situé entre 900 et 1 200 mètres d’altitude, le territoire a bénéficié du report de visiteurs confrontés aux fortes chaleurs ou aux incendies dans d’autres régions. Les lacs et les forêts jurassiennes ont attiré une clientèle importante, principalement francophone. « Nous sommes habituellement sur 80 % de Français et 20 % d’étrangers, dont 90 % de Suisses, Belges et Allemands. »
Dans les Hautes-Alpes, Sandrine Eyraud-Massot, dirigeante de Déesse Voyages, observe également une progression de son activité réceptive, notamment grâce à de nouveaux marchés. Son agence, qui travaille sur un vaste territoire allant de Nice à Perpignan et jusqu’aux Alpes, accueille des groupes et des mini-groupes au printemps et à l’automne.
« Nous avons de plus en plus de demandes en provenance des États-Unis, du Royaume-Uni, d’Espagne et d’Italie », indique-t-elle. La professionnelle relève aussi un changement dans la manière dont les clients découvrent l’agence. « Certains nous disent nous avoir trouvés grâce à ChatGPT. » Un phénomène qui l’incite à travailler davantage son référencement, les avis clients et les liens externes.
Les groupes de loisirs sous pression
« Les dossiers liés aux groupes ont été ralentis par la guerre en Iran. Certains clients ont préféré mettre leurs projets en attente », précise-t-il. Les associations et les seniors ont également été sensibles à la hausse des prix du carburant. Les pertes enregistrées au printemps n’ont pas toujours pu être rattrapées, même si le carnet de commandes pour 2027 continue de se remplir.
Les épisodes de canicule ont, eux aussi, perturbé l’activité. Nicolas Dequéant évoque des annulations de dernière minute pour des excursions destinées à un public âgé. Certaines sorties ont été reportées, notamment de juillet à septembre.
À l’inverse, l’agence observe une demande internationale plus spontanée, notamment de la part de visiteurs américains et canadiens pour de la location de mini-vans pour se rendre sur les champs de bataille.
« Nous recevons des demandes de dernière minute pour des prestations avec chauffeur-guide ou des escales de croisière. » Là encore, ChatGPT semble jouer un rôle dans la recherche de prestataires.
Des marchés internationaux qui évoluent
Les difficultés rencontrées par certaines clientèles étrangères sont également relevées par Patricia Linot, présidente de France DMC Alliance et dirigeante de Rendez-vous Fontainebleau.
À l’échelle du réseau, elle constate une baisse importante des groupes canadiens, pénalisés par la diminution du pouvoir d’achat et le coût des vols transatlantiques. Des groupes scolaires australiens ont, de leur côté, reporté leur venue à l’automne.
Les clientèles américaines restent cependant présentes. « Certains réceptifs constatent davantage d’Américains, alors que les Canadiens sont moins nombreux », rapporte-t-elle. Les tensions internationales ont entraîné des annulations ou des reports, notamment vers l’automne ou le printemps 2027.
Les incendies ont aussi eu un impact sur l’image de certaines destinations. Dans le Sud-Ouest, des clients américains ont annulé des séjours après avoir vu les images des feux largement relayées dans les médias. « Il faut alors rassurer et expliquer la situation réelle sur le terrain », souligne Patricia Linot.
Le MICE apparaît comme le segment le plus fragile. « Il y a beaucoup de demandes de devis, mais peu de validations. Les entreprises restent prudentes face aux incertitudes et aux coûts. » Les réceptifs consacrent donc du temps à négocier, sans toujours parvenir à concrétiser les projets.
À l’échelle du réseau, elle constate une baisse importante des groupes canadiens, pénalisés par la diminution du pouvoir d’achat et le coût des vols transatlantiques. Des groupes scolaires australiens ont, de leur côté, reporté leur venue à l’automne.
Les clientèles américaines restent cependant présentes. « Certains réceptifs constatent davantage d’Américains, alors que les Canadiens sont moins nombreux », rapporte-t-elle. Les tensions internationales ont entraîné des annulations ou des reports, notamment vers l’automne ou le printemps 2027.
Les incendies ont aussi eu un impact sur l’image de certaines destinations. Dans le Sud-Ouest, des clients américains ont annulé des séjours après avoir vu les images des feux largement relayées dans les médias. « Il faut alors rassurer et expliquer la situation réelle sur le terrain », souligne Patricia Linot.
Le MICE apparaît comme le segment le plus fragile. « Il y a beaucoup de demandes de devis, mais peu de validations. Les entreprises restent prudentes face aux incertitudes et aux coûts. » Les réceptifs consacrent donc du temps à négocier, sans toujours parvenir à concrétiser les projets.
Mieux vendre la France aux Français
Pour les professionnels, la visibilité et la mise en réseau restent essentielles. « Participer à l’IFTM est indispensable pour rencontrer de nouveaux partenaires et rappeler que la France est aussi un marché à travailler », estime Patricia Linot.
La signature, pendant le salon, d’un partenariat entre les Entreprises du Voyage et ADN Tourisme, visant à améliorer la connaissance de la destination France auprès des agents de voyages, est « un très bon signal » pour Patricia Linot. France DMC Alliance prépare justement, avec les deux entités, « des actions de promotion et de formation auprès des agents de voyages pour vendre des séjours avec expérience en France à une clientèle française qui n’est pas habituée à ça ».
Un travail de pédagogie sera donc nécessaire pour familiariser les clients français avec ces offres. Alors que les réceptifs composent avec une conjoncture incertaine, tous regardent déjà vers 2027, avec l’objectif de consolider leurs marchés, de diversifier leurs clientèles et de mieux valoriser les expériences proposées sur le territoire.
La signature, pendant le salon, d’un partenariat entre les Entreprises du Voyage et ADN Tourisme, visant à améliorer la connaissance de la destination France auprès des agents de voyages, est « un très bon signal » pour Patricia Linot. France DMC Alliance prépare justement, avec les deux entités, « des actions de promotion et de formation auprès des agents de voyages pour vendre des séjours avec expérience en France à une clientèle française qui n’est pas habituée à ça ».
Un travail de pédagogie sera donc nécessaire pour familiariser les clients français avec ces offres. Alors que les réceptifs composent avec une conjoncture incertaine, tous regardent déjà vers 2027, avec l’objectif de consolider leurs marchés, de diversifier leurs clientèles et de mieux valoriser les expériences proposées sur le territoire.






Publié par Caroline Lelievre 















