L’histoire était pourtant belle.
Elle a commencé en 2012, avec Bulb in Town, une plateforme de crowdfunding destinée à soutenir le développement des commerçants.
S’ensuivra un agrément auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), permettant de réaliser des financements plus conséquents, comme ceux du Moulin de Mourlasse ou encore de la Biscuiterie Jeannette, entreprise emblématique de Caen, sauvée par ses salariés, en partie grâce à Bulb in Town, qui deviendra Tudigo en 2017.
Va alors s’écrire une success-story à la française, à l’image de la start-up nation souhaitée par Emmanuel Macron.
En l’espace de 14 ans, Tudigo va ainsi permettre de collecter plus de 215 millions d’euros pour financer de nombreuses start-up et autres projets économiques.
Nous retrouvons plusieurs noms du tourisme ayant fait appel à l’entreprise, comme Home Camper, Broke and Abroad ou encore FairMoove. Ce dernier avait même lancé un club d’investissement en partenariat avec Tudigo.
Si le Covid a constitué un tremplin, la sortie de la crise sanitaire s’est révélée beaucoup plus difficile pour le spécialiste du crowdfunding.
Elle a commencé en 2012, avec Bulb in Town, une plateforme de crowdfunding destinée à soutenir le développement des commerçants.
S’ensuivra un agrément auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), permettant de réaliser des financements plus conséquents, comme ceux du Moulin de Mourlasse ou encore de la Biscuiterie Jeannette, entreprise emblématique de Caen, sauvée par ses salariés, en partie grâce à Bulb in Town, qui deviendra Tudigo en 2017.
Va alors s’écrire une success-story à la française, à l’image de la start-up nation souhaitée par Emmanuel Macron.
En l’espace de 14 ans, Tudigo va ainsi permettre de collecter plus de 215 millions d’euros pour financer de nombreuses start-up et autres projets économiques.
Nous retrouvons plusieurs noms du tourisme ayant fait appel à l’entreprise, comme Home Camper, Broke and Abroad ou encore FairMoove. Ce dernier avait même lancé un club d’investissement en partenariat avec Tudigo.
Si le Covid a constitué un tremplin, la sortie de la crise sanitaire s’est révélée beaucoup plus difficile pour le spécialiste du crowdfunding.
Tudigo : "Eux qui expliquaient avec assurance qu’il fallait aller plus vite..."
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Stéphane Vromman et Alexandre Laing, à l’origine de Bulb in Town, s’opposent sur la gouvernance. La guerre est déclarée et conduira Alexandre Laing à quitter ses fonctions fin novembre 2025.
Dans le même temps, la situation financière de l’entreprise se dégrade.
Bien que le chiffre d’affaires ait connu une forte progression en 2024, son résultat net plonge, passant de 1 million d’euros à -1,69 million d’euros. Son besoin en fonds de roulement devient également négatif et sa dette financière est multipliée par trois.
De plus, Alexandre Laing révèle sur son blog que l’année 2025 a été marquée par une forte baisse de la collecte réalisée sur la plateforme de crowdfunding. Celle-ci serait passée de 3,5 millions d’euros par mois à 1,7 million.
Selon le cofondateur, Tudigo aurait ainsi collecté 60 millions d’euros en 2023, contre seulement 24 millions en 2025 et 7,3 millions en 2026.
Il affirme également que le début de la fin remonterait à la nomination de Pierre-Étienne Lorenceau à la présidence de Tudigo Partners.
La guerre interne, le retournement du marché et, finalement, la liquidation de ce fleuron français laissent désormais 26 000 investisseurs et près de 700 actionnaires dans le flou le plus total.
"Le 12 octobre, le tribunal de commerce de Bordeaux a prononcé sa liquidation judiciaire, en écartant toutes les offres de reprise. Résultat : 116 véhicules d’investissement laissés sans pilote, dont celui qui réunit les investisseurs d’Evoluflor.
Nous avons réagi immédiatement en nous mettant en contact avec le liquidateur judiciaire de Tudigo.
Encore un long fleuve tranquille…
Je les remercie de m’avoir fait comprendre qu’ils savaient mieux que tout le monde comment diriger une entreprise. Eux qui expliquaient avec assurance qu’il fallait aller plus vite, viser plus gros, parler plus fort. Eux qui trouvaient la prudence un peu trop… prudente.
Parler plus fort, ils l’ont fait. Surtout entre eux", partage Béatrice Caula, PDG d’Evoluflor.
Dans le même temps, la situation financière de l’entreprise se dégrade.
Bien que le chiffre d’affaires ait connu une forte progression en 2024, son résultat net plonge, passant de 1 million d’euros à -1,69 million d’euros. Son besoin en fonds de roulement devient également négatif et sa dette financière est multipliée par trois.
De plus, Alexandre Laing révèle sur son blog que l’année 2025 a été marquée par une forte baisse de la collecte réalisée sur la plateforme de crowdfunding. Celle-ci serait passée de 3,5 millions d’euros par mois à 1,7 million.
Selon le cofondateur, Tudigo aurait ainsi collecté 60 millions d’euros en 2023, contre seulement 24 millions en 2025 et 7,3 millions en 2026.
Il affirme également que le début de la fin remonterait à la nomination de Pierre-Étienne Lorenceau à la présidence de Tudigo Partners.
La guerre interne, le retournement du marché et, finalement, la liquidation de ce fleuron français laissent désormais 26 000 investisseurs et près de 700 actionnaires dans le flou le plus total.
"Le 12 octobre, le tribunal de commerce de Bordeaux a prononcé sa liquidation judiciaire, en écartant toutes les offres de reprise. Résultat : 116 véhicules d’investissement laissés sans pilote, dont celui qui réunit les investisseurs d’Evoluflor.
Nous avons réagi immédiatement en nous mettant en contact avec le liquidateur judiciaire de Tudigo.
Encore un long fleuve tranquille…
Je les remercie de m’avoir fait comprendre qu’ils savaient mieux que tout le monde comment diriger une entreprise. Eux qui expliquaient avec assurance qu’il fallait aller plus vite, viser plus gros, parler plus fort. Eux qui trouvaient la prudence un peu trop… prudente.
Parler plus fort, ils l’ont fait. Surtout entre eux", partage Béatrice Caula, PDG d’Evoluflor.
Faillite de Tudigo : "Ce n’est pas un bon signal"
Cette liquidation n’entraîne pas, en elle-même, la disparition des sommes déjà investies.
Quant aux fonds en attente d’investissement et aux remboursements conservés sur les comptes Tudigo, ils auraient été mis en sécurité. Il en est de mêmes pour les titres.
Les SVP pour "Special Purpose Vehicle," la structure juridique permettant les investissements, seront repris en gestion, dans le cadre d'un dispositif prévu par l'AMF.
En revanche, elle va entraîner des démarches potentiellement fastidieuses pour les investisseurs, avec notamment un changement d’interlocuteur pour le suivi de leurs participations.
Des retards dans le versement des intérêts ou le remboursement des obligations pourraient également intervenir, tout comme des charges supplémentaires liées à la gestion des investissements qui pèseront sur les entreprises et non sur les investisseurs.
"Cette liquidation n’entraîne aucun problème, mais cause des tracasseries. Il est vraiment dommage d’en arriver là. Après, plus largement, ce n’est pas un bon signal envoyé aux particuliers et aux investisseurs.
Si Tudigo était la plateforme de crowdfunding la plus connue, il reste de nombreux autres acteurs", nous a commenté Jean-Pierre Nadir.
Si les conséquences financières directes restent à mesurer, cette chute pourrait fragiliser le secteur du crowdfunding en alimentant une perte de confiance chez les investisseurs.
D’autant que le financement des start-up apparaît déjà plus compliqué depuis quelques années, notamment dans le tourisme.
La disparition d’un acteur aussi important ne devrait donc pas faciliter la tâche des jeunes pousses du secteur, qui devront trouver d’autres sources de financement dans un environnement déjà particulièrement contraint.
Quant aux fonds en attente d’investissement et aux remboursements conservés sur les comptes Tudigo, ils auraient été mis en sécurité. Il en est de mêmes pour les titres.
Les SVP pour "Special Purpose Vehicle," la structure juridique permettant les investissements, seront repris en gestion, dans le cadre d'un dispositif prévu par l'AMF.
En revanche, elle va entraîner des démarches potentiellement fastidieuses pour les investisseurs, avec notamment un changement d’interlocuteur pour le suivi de leurs participations.
Des retards dans le versement des intérêts ou le remboursement des obligations pourraient également intervenir, tout comme des charges supplémentaires liées à la gestion des investissements qui pèseront sur les entreprises et non sur les investisseurs.
"Cette liquidation n’entraîne aucun problème, mais cause des tracasseries. Il est vraiment dommage d’en arriver là. Après, plus largement, ce n’est pas un bon signal envoyé aux particuliers et aux investisseurs.
Si Tudigo était la plateforme de crowdfunding la plus connue, il reste de nombreux autres acteurs", nous a commenté Jean-Pierre Nadir.
Si les conséquences financières directes restent à mesurer, cette chute pourrait fragiliser le secteur du crowdfunding en alimentant une perte de confiance chez les investisseurs.
D’autant que le financement des start-up apparaît déjà plus compliqué depuis quelques années, notamment dans le tourisme.
La disparition d’un acteur aussi important ne devrait donc pas faciliter la tâche des jeunes pousses du secteur, qui devront trouver d’autres sources de financement dans un environnement déjà particulièrement contraint.



















