SNCF : l’été caniculaire a coûté cher, avec 80 M€ de manque à gagner - Depositphotos.com Auteur Savvatexture
L’été 2026 aura mis le réseau ferroviaire français à rude épreuve.
Dans son bilan de saison, le groupe SNCF décrit un été « hors norme », marqué par des températures exceptionnelles, des incendies, des orages et des épisodes de fortes chaleurs ayant affecté les infrastructures.
Dans ce contexte, la fréquentation est toutefois restée élevée.
Selon la SNCF, près de 30 millions de voyageurs ont emprunté les TGV en France et en Europe pendant l’été. La fréquentation est restée globalement stable par rapport à l’été 2025, avec toutefois des évolutions différentes selon les destinations.
Dans son bilan de saison, le groupe SNCF décrit un été « hors norme », marqué par des températures exceptionnelles, des incendies, des orages et des épisodes de fortes chaleurs ayant affecté les infrastructures.
Dans ce contexte, la fréquentation est toutefois restée élevée.
Selon la SNCF, près de 30 millions de voyageurs ont emprunté les TGV en France et en Europe pendant l’été. La fréquentation est restée globalement stable par rapport à l’été 2025, avec toutefois des évolutions différentes selon les destinations.
Les TER ont transporté 67,3 millions de voyageurs
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Les Alpes ont notamment enregistré une progression de 4 % de la fréquentation, tandis que le littoral occitan et méditerranéen a progressé de 5 %. À l’inverse, la fréquentation a reculé de 2,7 % dans le Sud-Ouest, principalement en Gironde.
Les TER ont, eux, transporté 67,3 millions de voyageurs, soit 3 millions de plus qu’à l’été 2025. Du côté des trains Intercités, environ 2 millions de voyageurs ont été transportés, en hausse de 10 % sur un an.
Autre tendance relevée par le groupe : les réservations tardives continuent de progresser. La SNCF indique avoir enregistré 4,5 millions de billets achetés dans les quatre jours précédant le départ, soit une hausse de 2 % par rapport à 2025.
Cette fréquentation élevée s’est néanmoins accompagnée d’une dégradation de la régularité. La SNCF souligne que les indicateurs ont été affectés par les épisodes de fortes chaleurs, les incendies et les intempéries qui ont touché le réseau durant l’été.
Les TER ont, eux, transporté 67,3 millions de voyageurs, soit 3 millions de plus qu’à l’été 2025. Du côté des trains Intercités, environ 2 millions de voyageurs ont été transportés, en hausse de 10 % sur un an.
Autre tendance relevée par le groupe : les réservations tardives continuent de progresser. La SNCF indique avoir enregistré 4,5 millions de billets achetés dans les quatre jours précédant le départ, soit une hausse de 2 % par rapport à 2025.
Cette fréquentation élevée s’est néanmoins accompagnée d’une dégradation de la régularité. La SNCF souligne que les indicateurs ont été affectés par les épisodes de fortes chaleurs, les incendies et les intempéries qui ont touché le réseau durant l’été.
Le coût financier des aléas s’élève à 180 millions d’euros depuis le début de l'année
Les trains Intercités ont été particulièrement exposés aux conséquences des aléas climatiques. La SNCF fait état de 630 annulations durant l’été, dont 89 % liées aux conditions météorologiques et aux fortes chaleurs.
La chaleur et les intempéries ont fortement sollicité le réseau ferroviaire, avec 374 départs de feu recensés entre juin et août, ainsi que des incidents liés aux orages.
Certaines suppressions ont également été décidées de manière préventive afin d’éviter que les voyageurs ne restent immobilisés en pleine voie dans des conditions de chaleur élevée.
Malgré ces perturbations, le groupe indique qu’une large part des voyageurs concernés a pu réaliser son trajet le jour prévu grâce aux dispositifs mis en place. Sur la ligne Paris-Clermont-Ferrand, 90 % des clients ont ainsi effectué leur voyage, contre 80 % sur Bordeaux-Marseille et 85 % sur Paris-Limoges-Toulouse. Pour les trains de nuit, 91 % des circulations prévues ont pu être assurées, contre 99 % en 2025.
La chaleur et les intempéries ont fortement sollicité le réseau ferroviaire, avec 374 départs de feu recensés entre juin et août, ainsi que des incidents liés aux orages.
Certaines suppressions ont également été décidées de manière préventive afin d’éviter que les voyageurs ne restent immobilisés en pleine voie dans des conditions de chaleur élevée.
Malgré ces perturbations, le groupe indique qu’une large part des voyageurs concernés a pu réaliser son trajet le jour prévu grâce aux dispositifs mis en place. Sur la ligne Paris-Clermont-Ferrand, 90 % des clients ont ainsi effectué leur voyage, contre 80 % sur Bordeaux-Marseille et 85 % sur Paris-Limoges-Toulouse. Pour les trains de nuit, 91 % des circulations prévues ont pu être assurées, contre 99 % en 2025.
La SNCF précise que durant l’été, 168 000 coupons repas ont été distribués, ainsi que 1,5 million de bouteilles d’eau.
Le groupe indique avoir pris en charge 19 300 chambres d’hôtel et mobilisé 6 800 taxis pour acheminer des clients vers leur hébergement.
Par ailleurs, 1,9 million de clients TGV étaient éligibles à une compensation pour des retards de plus de 30 minutes.
Le groupe SNCF estime à 180 millions d’euros son manque à gagner en chiffre d’affaires depuis janvier 2026, en raison des aléas climatiques. Sur cette somme, 80 millions d’euros ont été enregistrés durant la seule période estivale.
Le groupe indique avoir pris en charge 19 300 chambres d’hôtel et mobilisé 6 800 taxis pour acheminer des clients vers leur hébergement.
Par ailleurs, 1,9 million de clients TGV étaient éligibles à une compensation pour des retards de plus de 30 minutes.
Le groupe SNCF estime à 180 millions d’euros son manque à gagner en chiffre d’affaires depuis janvier 2026, en raison des aléas climatiques. Sur cette somme, 80 millions d’euros ont été enregistrés durant la seule période estivale.
La SNCF veut accélérer son plan d’adaptation au changement climatique
Au-delà du bilan de l’été 2026, le groupe SNCF présente cette saison comme un accélérateur de son plan d’adaptation au changement climatique.
À court terme, le groupe prévoit notamment de mieux cartographier les zones exposées aux fortes chaleurs, aux incendies, aux inondations ou encore aux mouvements de terrain.
La maintenance préventive doit également être renforcée sur les équipements sensibles, tandis que les stocks de pièces et les approvisionnements doivent être sécurisés.
La SNCF prévoit aussi de renforcer l’information des voyageurs pendant les épisodes climatiques afin de mieux anticiper les perturbations et de faciliter la mise en place de solutions alternatives.
À plus long terme, le groupe annonce un plan d’adaptation couvrant quatre axes : rendre le réseau plus résilient, adapter les trains aux températures extrêmes, protéger les gares et les technicentres et mieux protéger les agents et accompagner les voyageurs.
Ces adaptations nécessiteront des investissements importants. La SNCF Réseau estime notamment à 340 millions d’euros par an les besoins pour renouveler les caténaires, avec un montant qui passerait à 430 millions d’euros par an à partir de 2028.
Le groupe prévoit également 170 millions d’euros d’ici 2035 pour adapter les gares et sites patrimoniaux, 250 millions d’euros pour les bâtiments des technicentres et plus de 400 millions d’euros envisagés pour adapter les matériels roulants aux effets de la chaleur.
À court terme, le groupe prévoit notamment de mieux cartographier les zones exposées aux fortes chaleurs, aux incendies, aux inondations ou encore aux mouvements de terrain.
La maintenance préventive doit également être renforcée sur les équipements sensibles, tandis que les stocks de pièces et les approvisionnements doivent être sécurisés.
La SNCF prévoit aussi de renforcer l’information des voyageurs pendant les épisodes climatiques afin de mieux anticiper les perturbations et de faciliter la mise en place de solutions alternatives.
À plus long terme, le groupe annonce un plan d’adaptation couvrant quatre axes : rendre le réseau plus résilient, adapter les trains aux températures extrêmes, protéger les gares et les technicentres et mieux protéger les agents et accompagner les voyageurs.
Ces adaptations nécessiteront des investissements importants. La SNCF Réseau estime notamment à 340 millions d’euros par an les besoins pour renouveler les caténaires, avec un montant qui passerait à 430 millions d’euros par an à partir de 2028.
Le groupe prévoit également 170 millions d’euros d’ici 2035 pour adapter les gares et sites patrimoniaux, 250 millions d’euros pour les bâtiments des technicentres et plus de 400 millions d’euros envisagés pour adapter les matériels roulants aux effets de la chaleur.

















