Les aéroports français dénoncent le projet de hausse de taxe du PLF 2027 - Depositphotos.com Auteur info.cineberg.com
Le gouvernement envisage de renforcer la taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance (TEITLD) dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027.
Le dispositif, qui concerne notamment les grandes sociétés autoroutières et plusieurs exploitants aéroportuaires, pourrait voir son taux évoluer progressivement jusqu’à 12,2 %. L’Union des Aéroports Français (UAF) dénonce une mesure annoncée sans concertation et alerte sur ses conséquences pour les investissements et la compétitivité des plateformes françaises.
La TEITLD n’est pas une nouvelle taxe pour les exploitants aéroportuaires. Créée par la loi de finances pour 2024, elle vise les entreprises dont les revenus tirés de l’exploitation d’une infrastructure de transport dépassent 120 millions d’euros et dont la rentabilité moyenne excède 10 % sur sept exercices.
Initialement présentée comme une contribution visant notamment les sociétés concessionnaires d’autoroutes, la taxe s’applique également aux grands exploitants aéroportuaires. Selon BFM Business, sont notamment concernés ADP, les Aéroports de Lyon, Marseille-Provence et les Aéroports de la Côte d’Azur, qui exploitent notamment Nice.
Avec un taux actuellement fixé à 4,6 %, la TEITLD a rapporté 549 millions d’euros en 2024, selon les données du ministère des Transports. Son produit est affecté à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFIT France).
Le dispositif, qui concerne notamment les grandes sociétés autoroutières et plusieurs exploitants aéroportuaires, pourrait voir son taux évoluer progressivement jusqu’à 12,2 %. L’Union des Aéroports Français (UAF) dénonce une mesure annoncée sans concertation et alerte sur ses conséquences pour les investissements et la compétitivité des plateformes françaises.
La TEITLD n’est pas une nouvelle taxe pour les exploitants aéroportuaires. Créée par la loi de finances pour 2024, elle vise les entreprises dont les revenus tirés de l’exploitation d’une infrastructure de transport dépassent 120 millions d’euros et dont la rentabilité moyenne excède 10 % sur sept exercices.
Initialement présentée comme une contribution visant notamment les sociétés concessionnaires d’autoroutes, la taxe s’applique également aux grands exploitants aéroportuaires. Selon BFM Business, sont notamment concernés ADP, les Aéroports de Lyon, Marseille-Provence et les Aéroports de la Côte d’Azur, qui exploitent notamment Nice.
Avec un taux actuellement fixé à 4,6 %, la TEITLD a rapporté 549 millions d’euros en 2024, selon les données du ministère des Transports. Son produit est affecté à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFIT France).
Le taux de 4,6 % pourrait devenir progressif et atteindre jusqu’à 12,2 %
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Pour le PLF 2027, le gouvernement prévoit de modifier le mécanisme. Le taux de 4,6 % pourrait devenir progressif et atteindre jusqu’à 12,2 % pour les exploitants présentant les niveaux de rentabilité les plus élevés.
Le rendement de la taxe passerait ainsi d’environ 600 millions d’euros à près de 1,4 milliard d’euros par an.
La mesure concernerait donc à la fois les sociétés concessionnaires d’autoroutes et les grands exploitants aéroportuaires répondant aux critères du dispositif.
L’annonce provoque une vive réaction de l’Union des Aéroports Français. Dans un communiqué, l'organisation dénonce une décision « révélée par voie de presse et prise sans concertation » et estime que cette hausse pèserait directement sur la compétitivité des aéroports français et leur capacité d’investissement.
Le rendement de la taxe passerait ainsi d’environ 600 millions d’euros à près de 1,4 milliard d’euros par an.
La mesure concernerait donc à la fois les sociétés concessionnaires d’autoroutes et les grands exploitants aéroportuaires répondant aux critères du dispositif.
L’annonce provoque une vive réaction de l’Union des Aéroports Français. Dans un communiqué, l'organisation dénonce une décision « révélée par voie de presse et prise sans concertation » et estime que cette hausse pèserait directement sur la compétitivité des aéroports français et leur capacité d’investissement.
L’UAF dénonce un « nouveau choc fiscal »
L’UAF intervient alors que le trafic aérien français reste en retrait par rapport à la dynamique européenne. Au premier semestre 2026, les aéroports français ont accueilli 98,3 millions de passagers, soit une baisse de 0,8 % sur un an et un niveau encore inférieur de 2,6 % à celui de 2019.
L’organisation met également en avant les débats parlementaires de décembre 2025.
Lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2026 au Sénat, David Amiel, alors ministre délégué auprès de la ministre de l’Action et des Comptes publics, avait défendu le maintien du taux de la TEITLD. Il avait notamment mis en garde contre le risque de fragiliser les aéroports régionaux.
L’UAF estime que le projet présenté pour 2027 entre désormais en contradiction avec cette position.
L’organisation met également en avant les débats parlementaires de décembre 2025.
Lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2026 au Sénat, David Amiel, alors ministre délégué auprès de la ministre de l’Action et des Comptes publics, avait défendu le maintien du taux de la TEITLD. Il avait notamment mis en garde contre le risque de fragiliser les aéroports régionaux.
L’UAF estime que le projet présenté pour 2027 entre désormais en contradiction avec cette position.



















