Le dernier Observatoire des Entreprises du Voyage (EdV) et d'Orchestra confirme un net ralentissement des réservations. Les départs enregistrés en mai limitent encore la casse.
Concernant les départs à fin mai, le nombre de dossiers recule de 1,7 % par rapport à la même période de 2025, tandis que le volume d'affaires baisse de 1,3 %. Le panier moyen progresse légèrement de 0,4 % pour atteindre 1 555 euros. A noter qu'une partie importante des voyages réalisés en mai avait été réservée avant la dégradation de la situation au Moyen-Orient.
La France affiche même une progression de son volume d'affaires de 6,4 %, alors que le moyen-courrier reste globalement stable. En revanche, le long-courrier demeure sous pression avec une chute de 11,5 % du nombre de dossiers et un recul de près de 10 % du chiffre d'affaires.
Les États-Unis (-34,3 %), le Mexique (-22,7 %) ou encore le Cap-Vert (-12,6 %) figurent parmi les destinations les plus touchées. À l'inverse, l'Albanie (+342,6 %), la République dominicaine (+14 %) ou la Croatie (+12,6 %) poursuivent leur progression.
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Sommaire :
Les réservations plongent en mai
Un été toujours plus en retrait
Marché légèrement en recul : dossiers -2 %, volume d'affaires -1 %, panier moyen quasi stable à 1 555 €. Plus en retrait qu'en avril qui s'inscrivait dans une logique de stabilité.
Fort recul des réservations : volume d'affaires -21 %, dossiers -18 %, panier moyen -4 % à 1 632 €. Le délai moyen tombe à 63 jours (-4 j vs 2025), traduisant une réservation de plus en plus tardive dans un contexte d'incertitudes géopolitiques.
Été juillet-août 2026 : réservations en retrait de 10,5 % vs 2025, tant en dossiers qu'en volume d'affaires. Panier moyen stable à 2 710 €. Toutes les zones reculent, le long-courrier reste le plus affecté (-20 % dossiers).
Données issues des agences de voyages utilisant la plateforme Orchestra (20+ marques, 2 ans minimum).
Les réservations plongent en mai
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Le nombre de dossiers recule de 17,9 % par rapport à mai 2025 et le volume d'affaires chute de plus de 21 %. Le panier moyen diminue également de 4,3 % pour s'établir à 1 632 euros.
Toutes les zones géographiques sont concernées. La France est en recul à -15,4 % en nombre de dossiers, mais le moyen-courrier décroche à son tour (-17,2 %), tandis que le long-courrier accuse une chute de plus de 40 %.
Selon l'observatoire, les voyageurs hésitent davantage et retardent leurs décisions. Le délai moyen entre la réservation et le départ est tombé à 63 jours, soit quatre jours de moins qu'en 2025. Dans le même temps, les réservations effectuées moins de 30 jours avant le départ représentent désormais 20,3 % des ventes, contre 18,2 % un an plus tôt. Les réservations anticipées de plus de 90 jours reculent quant à elles de cinq points.
Dans le TOP 20 (en nombre de dossiers), toutes les destinations sont dans le rouge avec des baisses à deux chiffres (hors Royaume-Uni -9,2%). Seuls l'Albanie (+310,3%) et le Monténégro (+12,1%) sont en progression.
Un été toujours plus en retrait
À fin mai, les réservations pour les départs de juillet-août affichent un retard de 10,5 % en nombre de dossiers par rapport à 2025, contre -8 % un mois plus tôt. L'écart continue de se creuser.
Toutes les zones sont concernées. Le long-courrier reste la catégorie la plus affectée avec une baisse de 20 % des dossiers. La France recule de 11,1 % et le moyen-courrier de 9,1 %.
Parmi les rares exceptions, l'Albanie poursuit son envolée (+262,5 %), tandis que le Canada (+8,9 %), la République dominicaine (+8 %) et la Norvège (+12,4 %) parviennent à afficher une croissance. À l'inverse, les États-Unis (-36,1 %), la Turquie (-30,6 %) ou encore l'Égypte (-25,8 %) restent fortement pénalisés.
Valérie Boned, Présidente des Entreprises du Voyage a déclaré : « La période est difficile pour beaucoup de nos entreprises : la visibilité est faible, les décisions se prennent tard, et les opérateurs très tournés vers l’étranger sont particulièrement exposés. Mais je veux aussi le dire : l’envie de voyager reste là.
Les clients hésitent, attendent, arbitrent davantage, et c’est précisément dans ces moments que notre profession fait la différence, par le conseil, l’accompagnement et la capacité à sécuriser les projets. Nous devons rester mobilisés, parce que la demande peut se réactiver rapidement dès que le contexte se stabilise. »

















