Dans un Moyen-Orient où la guerre a donné un coup d’arrêt brutal au tourisme, l’Égypte fait figure d’exception. Entre le 1er janvier et le 4 septembre 2026, le pays a accueilli 14,8 millions de touristes internationaux, soit une hausse de 4% - Depositphotos.com, pius99
Le tourisme au Moyen-Orient reste profondément marqué par la guerre qui s’est installée il y a maintenant trois ans.
Adeline Kurban Fiani, fondatrice et dirigeante de KTS Voyages et du tour-opérateur Aya Voyages, qui programme l’ensemble du Moyen-Orient, estime avoir enregistré une baisse de plus de 90% de son activité sur la région.
« Sur toutes les destinations du Moyen-Orient, c’est très mauvais, à l’exception de l’Égypte qui tire son épingle du jeu », constate-t-elle.
Même constat chez Magic Travels. « Certaines destinations souffrent, bien entendu, du contexte, comme les Émirats arabes unis, Oman et la Jordanie », explique Samer Jabri, CEO de l’entreprise. L’Égypte, en revanche, « reprend aujourd’hui très, très bien ».
Les situations diffèrent toutefois fortement selon les destinations. À Dubaï, le taux d’occupation hôtelier est passé de 36% en mars à 66% en août 2026. L’émirat a accueilli 6,97 millions de visiteurs internationaux entre janvier et août, dont 869 000 sur le seul mois d’août.
Adeline Kurban Fiani, fondatrice et dirigeante de KTS Voyages et du tour-opérateur Aya Voyages, qui programme l’ensemble du Moyen-Orient, estime avoir enregistré une baisse de plus de 90% de son activité sur la région.
« Sur toutes les destinations du Moyen-Orient, c’est très mauvais, à l’exception de l’Égypte qui tire son épingle du jeu », constate-t-elle.
Même constat chez Magic Travels. « Certaines destinations souffrent, bien entendu, du contexte, comme les Émirats arabes unis, Oman et la Jordanie », explique Samer Jabri, CEO de l’entreprise. L’Égypte, en revanche, « reprend aujourd’hui très, très bien ».
Les situations diffèrent toutefois fortement selon les destinations. À Dubaï, le taux d’occupation hôtelier est passé de 36% en mars à 66% en août 2026. L’émirat a accueilli 6,97 millions de visiteurs internationaux entre janvier et août, dont 869 000 sur le seul mois d’août.
La Jordanie et Israël restent en retrait
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La Jordanie a accueilli environ 3,147 millions de visiteurs au cours du premier semestre 2026, dont environ 12 695 visiteurs français, selon les données du Jordan Tourism Board. À titre de comparaison, 63 000 touristes français s’étaient rendus dans le pays entre janvier et août 2023.
Sans surprise, les chiffres en Israël ne sont pas meilleurs.
Dans un Moyen-Orient où la guerre a donné un coup d’arrêt brutal au tourisme, l’Égypte fait figure d’exception. Entre le 1er janvier et le 4 septembre 2026, le pays a accueilli 14,8 millions de touristes internationaux, soit une hausse de 4%. Les arrivées françaises progressent encore davantage, de 16% à date, et pourraient atteindre +25% sur l’ensemble de l’année, selon Sherif Fathy, ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités.
Lire aussi : L'Egypte se félicite d'une saison touristique réussie
« L’Égypte est un pays sûr, il est en paix, promeut la paix et joue un rôle de médiateur en faveur de la paix, ce qui en fait une exception », expliquait-il lors de l’IFTM 2026.
Les perspectives restent favorables pour l’hiver. Chez les professionnels français, TUI France confirme la tendance, avec +25% de clients en juillet et +10% en août 2026 par rapport à l’été 2025. Le voyagiste renforce notamment son offre avec le Club Lookéa Makadi Oasis, nouveau club 5 étoiles, et la croisière Club Lookéa Nile Monarch, à bord d’un bateau de luxe avec cinq excursions incluses.
Lire aussi : TUI France lance une Collection Premium Club Marmara et Club Lookéa
L’Égypte mise également sur 2027, avec de nouveaux musées et surtout l’éclipse solaire du 2 août, visible pendant six minutes à Louxor et dans plusieurs régions du sud. De quoi conforter la place singulière de la destination dans une région où la reprise touristique reste, elle, très inégale.
Sans surprise, les chiffres en Israël ne sont pas meilleurs.
Dans un Moyen-Orient où la guerre a donné un coup d’arrêt brutal au tourisme, l’Égypte fait figure d’exception. Entre le 1er janvier et le 4 septembre 2026, le pays a accueilli 14,8 millions de touristes internationaux, soit une hausse de 4%. Les arrivées françaises progressent encore davantage, de 16% à date, et pourraient atteindre +25% sur l’ensemble de l’année, selon Sherif Fathy, ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités.
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Les perspectives restent favorables pour l’hiver. Chez les professionnels français, TUI France confirme la tendance, avec +25% de clients en juillet et +10% en août 2026 par rapport à l’été 2025. Le voyagiste renforce notamment son offre avec le Club Lookéa Makadi Oasis, nouveau club 5 étoiles, et la croisière Club Lookéa Nile Monarch, à bord d’un bateau de luxe avec cinq excursions incluses.
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L’Égypte mise également sur 2027, avec de nouveaux musées et surtout l’éclipse solaire du 2 août, visible pendant six minutes à Louxor et dans plusieurs régions du sud. De quoi conforter la place singulière de la destination dans une région où la reprise touristique reste, elle, très inégale.
Les professionnels voient les premiers signes de reprise
Après un arrêt complet de l’activité en mars, Dubaï « reprend très timidement » et quelques demandes émergent sur Oman, mais restent « très marginales ». Chez Aya Voyages, la reprise est perceptible depuis la fin août.
Même constat chez Magic Travels. Samer Jabri observe un rebond récent sur les destinations du Golfe. À Dubaï, les stopovers recommencent et s’allongent. « Avant, les voyageurs s’arrêtaient une ou deux nuits. Là, on voit qu’ils restent un peu plus longtemps. Je le vois aussi dans le volume des budgets, qui devient plus important. »
À Oman, Magic Travels a choisi de rouvrir son Magic Camp à Wahiba, un produit « écochic » mêlant désert, authenticité et confort. « Nous sommes vraiment très heureux d’avoir rouvert, parce que nous avons constaté un véritable intérêt pour le campement », souligne Samer Jabri. Les premières réservations proviennent notamment du Royaume-Uni, des États-Unis et d’Asie.
La Jordanie recommence également à apparaître dans les carnets de commandes. Chez TUI France, Victoria Proffit, directrice de la communication globale de TUI France, estime que « la Jordanie repart après une période complètement à l’arrêt ». Le voyagiste propose actuellement cinq à six circuits sur la destination.
« C’est une destination culturellement très riche. Tout le monde a envie de voir Pétra une fois dans sa vie », estime-t-elle.
Même constat chez Magic Travels. Samer Jabri observe un rebond récent sur les destinations du Golfe. À Dubaï, les stopovers recommencent et s’allongent. « Avant, les voyageurs s’arrêtaient une ou deux nuits. Là, on voit qu’ils restent un peu plus longtemps. Je le vois aussi dans le volume des budgets, qui devient plus important. »
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« C’est une destination culturellement très riche. Tout le monde a envie de voir Pétra une fois dans sa vie », estime-t-elle.
Israël mise sur les professionnels pour reconstruire la confiance
Israël veut « regagner la confiance des professionnels et leur montrer que la situation évolue » - Depositphotos.com, VeronikaGorBO
Israël tente également de relancer sa fréquentation française.
Entre janvier et août 2026, 81 500 touristes français se sont rendus dans le pays. La France reste ainsi le premier marché européen et le deuxième marché international derrière les États-Unis.
Le marché français résiste par ailleurs mieux que l’ensemble du tourisme entrant, avec une baisse de 55% par rapport à 2023, contre 74,1% pour l’ensemble des marchés.
« La France reste l’un des marchés les plus fidèles à la destination israélienne », souligne Hassan Madah, directeur du marketing international du ministère israélien du Tourisme. Il met en avant « une offre aérienne qui se redéploie » ainsi que « l’attrait toujours vif pour son patrimoine, sa spiritualité et sa gastronomie ».
En juillet et août, 41 500 Français ont voyagé en Israël, soit une hausse de 0,7% sur un an. La connectivité doit encore se renforcer cet hiver. « Pour l’hiver 2026-2027, Tel Aviv sera desservie par plus de 70 vols directs par semaine au départ de quatre villes françaises : Paris, Marseille, Lyon et Nice », précise Hassan Madah.
Le pays travaille également sur son offre hôtelière, avec 19 nouveaux établissements et plusieurs projets d’extension prévus en 2026. « L’ambition est de monter en gamme et de diversifier l’offre, aussi bien dans les grandes villes que dans les destinations de villégiature », explique-t-il.
Pour rassurer les professionnels, le ministère prévoit des éductours et des voyages de presse.
« Nous voulons que les professionnels du tourisme et les journalistes puissent voir par eux-mêmes que la situation est bonne », affirme Hassan Madah.
L’objectif est clairement affiché : « regagner la confiance des professionnels et leur montrer que la situation évolue ». Une campagne vidéo lancée aux États-Unis doit par ailleurs être prochainement déployée en France et dans d’autres pays européens.
Entre janvier et août 2026, 81 500 touristes français se sont rendus dans le pays. La France reste ainsi le premier marché européen et le deuxième marché international derrière les États-Unis.
Le marché français résiste par ailleurs mieux que l’ensemble du tourisme entrant, avec une baisse de 55% par rapport à 2023, contre 74,1% pour l’ensemble des marchés.
« La France reste l’un des marchés les plus fidèles à la destination israélienne », souligne Hassan Madah, directeur du marketing international du ministère israélien du Tourisme. Il met en avant « une offre aérienne qui se redéploie » ainsi que « l’attrait toujours vif pour son patrimoine, sa spiritualité et sa gastronomie ».
En juillet et août, 41 500 Français ont voyagé en Israël, soit une hausse de 0,7% sur un an. La connectivité doit encore se renforcer cet hiver. « Pour l’hiver 2026-2027, Tel Aviv sera desservie par plus de 70 vols directs par semaine au départ de quatre villes françaises : Paris, Marseille, Lyon et Nice », précise Hassan Madah.
Le pays travaille également sur son offre hôtelière, avec 19 nouveaux établissements et plusieurs projets d’extension prévus en 2026. « L’ambition est de monter en gamme et de diversifier l’offre, aussi bien dans les grandes villes que dans les destinations de villégiature », explique-t-il.
Pour rassurer les professionnels, le ministère prévoit des éductours et des voyages de presse.
« Nous voulons que les professionnels du tourisme et les journalistes puissent voir par eux-mêmes que la situation est bonne », affirme Hassan Madah.
L’objectif est clairement affiché : « regagner la confiance des professionnels et leur montrer que la situation évolue ». Une campagne vidéo lancée aux États-Unis doit par ailleurs être prochainement déployée en France et dans d’autres pays européens.
Une reprise encore très dépendante de la géopolitique
Pour les professionnels interrogés, le retour à la normale reste toutefois difficile à dater.
Samer Jabri se dit « raisonnablement optimiste », mais estime que le retour aux volumes d’avant-crise dépendra directement de l’évolution de la situation politique.
Le professionnel constate aussi que les voyageurs individuels semblent revenir avant les groupes, ces derniers ayant besoin de davantage de visibilité.
Les marchés européens ne réagissent d’ailleurs pas tous de la même manière. L’Italie et le Royaume-Uni montrent notamment davantage de dynamisme que la France.
Chez Aya Voyages, la diversification permet d’absorber une partie du choc. « Nous proposons plus de 50 destinations. Nous mettons actuellement beaucoup l’accent sur les États-Unis, l’Asie et l’Europe », explique Adeline Kurban Fiani. Selon elle, une partie des voyageurs qui se seraient tournés vers le Moyen-Orient se sont reportés vers l’Asie et l’Amérique du Sud.
Les offices de tourisme, eux, multiplient les actions pour entretenir la confiance. En Jordanie, le Jordan Tourism Board pousse notamment des itinéraires de sept à dix nuits, combinant Amman, Pétra, Aqaba, le nord du pays et les espaces naturels, tout en développant les opérations avec les tour-opérateurs, les agences et les réceptifs.
Les premiers signes de reprise sont donc bien là. Mais ils restent fragiles et très inégaux selon les destinations. La guerre au Moyen-Orient n’est pas terminée et les tensions continuent de peser sur la perception des voyageurs.
Le tourisme régional recommence à respirer, mais la confiance, elle, reste encore à reconstruire.
Samer Jabri se dit « raisonnablement optimiste », mais estime que le retour aux volumes d’avant-crise dépendra directement de l’évolution de la situation politique.
Le professionnel constate aussi que les voyageurs individuels semblent revenir avant les groupes, ces derniers ayant besoin de davantage de visibilité.
Les marchés européens ne réagissent d’ailleurs pas tous de la même manière. L’Italie et le Royaume-Uni montrent notamment davantage de dynamisme que la France.
Chez Aya Voyages, la diversification permet d’absorber une partie du choc. « Nous proposons plus de 50 destinations. Nous mettons actuellement beaucoup l’accent sur les États-Unis, l’Asie et l’Europe », explique Adeline Kurban Fiani. Selon elle, une partie des voyageurs qui se seraient tournés vers le Moyen-Orient se sont reportés vers l’Asie et l’Amérique du Sud.
Les offices de tourisme, eux, multiplient les actions pour entretenir la confiance. En Jordanie, le Jordan Tourism Board pousse notamment des itinéraires de sept à dix nuits, combinant Amman, Pétra, Aqaba, le nord du pays et les espaces naturels, tout en développant les opérations avec les tour-opérateurs, les agences et les réceptifs.
Les premiers signes de reprise sont donc bien là. Mais ils restent fragiles et très inégaux selon les destinations. La guerre au Moyen-Orient n’est pas terminée et les tensions continuent de peser sur la perception des voyageurs.
Le tourisme régional recommence à respirer, mais la confiance, elle, reste encore à reconstruire.






Publié par Caroline Lelievre 
















