Dans la chaleur de l'été, la polémique sur les meublés de tourisme n'a pas manqué de rebondir. L'approche de l'automne ne l'a pas calmée, bien au contraire, puisqu'à la rentrée, se sont manifestées des cohortes d'étudiants en panne de logements. A chaque fois, les plateformes type Airbnb et, au delà , le développement des meublés de tourisme sont de plus en plus mises en cause.
Rien de bien nouveau, c'est vrai, sinon que de plus en plus de villes semblent décidées à serrer la vis.
Ainsi, aprÚs avoir, depuis dix ans, gelé la création de nouveaux meublés de tourisme, la mairie de Barcelone envisage de renoncer complÚtement aux locations saisonniÚres à partir de 2029.
Ainsi, AthÚnes a annoncé vouloir interdire les nouvelles locations saisonniÚres, pendant un an, dans trois quartiers "sensibles".
Lire aussi : A quand une meilleure régulation des meublés de tourisme ?
Sans doute, ces deux villes ont elle Ă©tĂ© inspirĂ©es par l'exemple de New York. Il y a un an, la municipalitĂ© de la "grosse pomme", oĂč se loger relĂšve dĂ©sormais du parcours du combattant, a adoptĂ© une loi qui interdit, ou presque, les meublĂ©s touristiques type Airbnb. Seules les locations de plus longue durĂ©e (plus de 30 jours) et les chambres chez lâhabitant demeurent autorisĂ©es.
Si ce genre de dispositions restrictives ne ferait pas l'affaire des propriétaires immobiliers, les hÎteliers -qui ne cessent de dénoncer la concurrence déloyale des meublés de tourisme, pourraient, évidemment, s'en réjouir- si elles étaient appliquées en France. Mais, faut-il aller jusqu'à interdire les plate-forme type AirBnB ?
Rien de bien nouveau, c'est vrai, sinon que de plus en plus de villes semblent décidées à serrer la vis.
Ainsi, aprÚs avoir, depuis dix ans, gelé la création de nouveaux meublés de tourisme, la mairie de Barcelone envisage de renoncer complÚtement aux locations saisonniÚres à partir de 2029.
Ainsi, AthÚnes a annoncé vouloir interdire les nouvelles locations saisonniÚres, pendant un an, dans trois quartiers "sensibles".
Lire aussi : A quand une meilleure régulation des meublés de tourisme ?
Sans doute, ces deux villes ont elle Ă©tĂ© inspirĂ©es par l'exemple de New York. Il y a un an, la municipalitĂ© de la "grosse pomme", oĂč se loger relĂšve dĂ©sormais du parcours du combattant, a adoptĂ© une loi qui interdit, ou presque, les meublĂ©s touristiques type Airbnb. Seules les locations de plus longue durĂ©e (plus de 30 jours) et les chambres chez lâhabitant demeurent autorisĂ©es.
Si ce genre de dispositions restrictives ne ferait pas l'affaire des propriétaires immobiliers, les hÎteliers -qui ne cessent de dénoncer la concurrence déloyale des meublés de tourisme, pourraient, évidemment, s'en réjouir- si elles étaient appliquées en France. Mais, faut-il aller jusqu'à interdire les plate-forme type AirBnB ?
Airbnb... Chercher un point d'équilibre
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Et ce d'autant plus que, dans l'affaire des meublés touristiques, tout n'est pas négatif. Les location meublées apportent aussi des complément de revenus appréciables à des propriétaires modestes qui louent une chambre -voire tout leur appartement- lors d'absences momentanées.
Ces mĂȘmes locations saisonniĂšres peuvent aussi permettre Ă des vacanciers pas trĂšs fortunĂ©s de trouver des lieux abordables oĂč ils peuvent se faire Ă manger. Tout le monde n'a pas forcĂ©ment les moyens d'aller Ă l'hĂŽtel et au restaurant, ni envie de sĂ©journer dans un camping. Faut il rappeler que seulement 60 % des Français partent en vacances ?
Cela ne dispense pas de remédier à la concurrence déloyale dont se plaignent notamment les hÎteliers. La solution semble évidemment de revoir la fiscalité encore trop avantageuse dont bénéficient -notamment en France- les locations meublées qui sont, de ce fait notamment -mais pas seulement- plus rentables que les locations à l'année, et ceci, pour des contraintes moins fortes.
Lire aussi : Vingt-six Hoteliers rĂ©clament 9,2 millions de dommages et intĂ©rĂȘts Ă AirBnB
Espérons à cet égard que la proposition de loi étudiée au printemps dernier à l'Assemblée nationale et passée à la trappe avec la dissolution, refera rapidement surface. Espérons aussi que les politiques résistent au lobbying intense des plateformes type Airbnb et aux pressions des propriétaires immobiliers.
Cela ne dispense pas, non plus -bien au contraire- de durcir encore les rÚglementations concernant les meublés touristiques.
Car il est indéniable que le boom des locations saisoniÚres a des effets délétÚres. Celles-ci contribuent à raréfier l'offre de locations à l'année, à faire monter les loyers et à chasser les habitants peu fortunés des centres ville. Il n'est pas souhaitable les centres ville soient gentrifiés et, parfois, transformés en musée.
Il n'est pas acceptable non plus que des étudiants ne parviennent plus à se loger. Ni que, dans certaines stations balnéaires ou de montagne, les saisonniers ne trouvent plus de logement. Ou que, ici et là , les jeunes du coin ne puissent plus acheter un logement tant les prix immobiliers ont grimpé.
Réfléchir aussi à plus long terme
AthÚnes aussi (ici le Parthenon) envisage de prendre des mesures restrictives dans plusieurs quartiers « sensibles « (@PB)
Pour autant, il serait abusif d'imputer tous les maux aux seuls meublés touristiques. Il est plus que temps de s'interroger sérieusement et globalement sur la politique du logement, sur les raisons de la pénurie de logement neufs, et aussi sur les conditions -et le rythme- de sortie du marché de la location des "passoires énergétiques".
Si cette réflexion est urgente, elle ne dispensera pas, non plus, d'une véritable réflexion sur la politique touristique et notamment sur le phénomÚne dit "surtourisme".
Alors que des zones entiĂšres se jugent trop peu frĂ©quentĂ©es, d'autres zones souffrent d'un trop plein. Prenons Amsterdam. Cette ville, prisĂ©e pour ses canaux et son ambiance festive, semble dĂ©cidĂ©e Ă gĂ©ler la crĂ©ation non seulement de nouveaux meublĂ©s de tourisme, mais aussi de nouveaux hĂŽtels. Estimant ĂȘtre arrivĂ©e Ă un point de rupture, elle souhaiter maintenant contrĂŽler la croissance de ses flux touristiques.
Cette rĂ©flexion-lĂ , on ne pourra pas l'Ă©viter, en ayant en tĂȘte que trop de tourisme risque de tuer le tourisme. Dommage que lors du rĂ©cent IFTM de Paris, la plupart des exposants aient surtout cĂ©lĂ©brĂ© les niveaux de frĂ©quentation retrouvĂ©s et glosĂ© sur l'avenir radieux de l'avion et de la croisiĂšre. RĂ©flĂ©chir sĂ©rieusement Ă l'avenir du tourisme est une nĂ©cessitĂ©. Parce que lorsque l'on n'anticipe pas, on va souvent dans le mur.
Si cette réflexion est urgente, elle ne dispensera pas, non plus, d'une véritable réflexion sur la politique touristique et notamment sur le phénomÚne dit "surtourisme".
Alors que des zones entiĂšres se jugent trop peu frĂ©quentĂ©es, d'autres zones souffrent d'un trop plein. Prenons Amsterdam. Cette ville, prisĂ©e pour ses canaux et son ambiance festive, semble dĂ©cidĂ©e Ă gĂ©ler la crĂ©ation non seulement de nouveaux meublĂ©s de tourisme, mais aussi de nouveaux hĂŽtels. Estimant ĂȘtre arrivĂ©e Ă un point de rupture, elle souhaiter maintenant contrĂŽler la croissance de ses flux touristiques.
Cette rĂ©flexion-lĂ , on ne pourra pas l'Ă©viter, en ayant en tĂȘte que trop de tourisme risque de tuer le tourisme. Dommage que lors du rĂ©cent IFTM de Paris, la plupart des exposants aient surtout cĂ©lĂ©brĂ© les niveaux de frĂ©quentation retrouvĂ©s et glosĂ© sur l'avenir radieux de l'avion et de la croisiĂšre. RĂ©flĂ©chir sĂ©rieusement Ă l'avenir du tourisme est une nĂ©cessitĂ©. Parce que lorsque l'on n'anticipe pas, on va souvent dans le mur.
Publié par Paula Boyer Responsable rubrique LuxuryTravelMaG - TourMaG.com Voir tous les articles de Paula Boyer























